Archives de Tag: Education

Sécurité routière, écologie : des prétextes

Les promesses électoralistes sont faites pour être vite oubliées. Ce sont des utopies lancées lors de campagnes électorales pour séduire la part crédule de l’électorat ! Après l’élection on les cache dans un coin sombre en espérant l’amnésie collective. Il arrive pourtant qu’un élu inexpérimenté s’obstine à les garder en pleine lumière. Cette incongruité rarissime mène inévitablement au désastre ! Lire la suite

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Plus belle la vie… ?

Elle est pas belle la vie ?! Parfois j’en doute. Ce matin en me rendant, comme chaque jour, à mon travail j’ai vu au milieu de la rue un petit chat noir écrasé. Il faisait nuit; il faisait froid. J’ai senti la tristesse m’envahir. Naturellement des images de ma petite Chipouille, une chatte adorable, me sont venues. j’ai pensé au propriétaire du petit animal mort si tragiquement. J’ai imaginé son attente vaine du retour de son compagnon à quatre pattes. Chaque escapade de ma petite boule de poils me remplit d’angoisse. Il est impossible de la priver de liberté. Si je la séquestrait elle serait bien trop malheureuse.

Coucou ! C’est moi Chipouille !

Avec la tristesse la colère est montée en moi. Lire la suite

Kirigami de la semaine n°31 : quand la bise fut venue !

Bonjour à toutes et à  tous ! La dernière fois je vous avais confié mon ressenti sur des salutations du genre « bonjour, ça va ! ». Je poursuis cette semaine sur ce thème des civilités un peu hypocrites avec une autre pratique qui s’est répandue : la bise. Dans ma jeunesse nous la réservions au cercle des intimes. Les garçons n’embrassaient que les parents, frères, sœurs, oncles, tantes, cousins… Cela pouvait être un peu différent pour les filles, mais le cercle restait limité. Et puis, je ne sais pas trop comment c’est arrivé, mais on a commencé  à  embrasser un peu tout le monde, Lire la suite

Kirigami de la semaine n°30 : bonjour! comment allez-vous ?

semaine30« Bonjour, ça va ?! » Voilà une petite phrase qui me fait toujours sourire. C’est à la fois une question qui n’attend aucune réponse, et une affirmation pour se débarrasser au plus vite de celui qui est interpelé ainsi.   Ceux qui vous lancent cette phrase ne veulent pas prendre de vos nouvelles. Avant que vous ayez eu le temps de leur donner la seule réponse qu’ils acceptent d’entendre – « ça va ! » – ils sont déjà à des kilomètres de vous ! Ils sacrifient seulement au minimum social de la politesse, l’étape ultime avant la goujaterie. Lire la suite

Des éducateurs sans éducation

Il m’arrive de me demander si je ne devrais pas cesser de partager mes idées et mes points de vue, ici ou ailleurs, tant je me sens décalé de mes contemporains. Parfois je me dis que je ferais mieux de rechercher un petit coin tranquille, si cela existe encore, de m’y retirer et d’oublier le reste du monde. Si je vous dis cela c’est que certains échanges sont parfois tellement décevants que j’en viens à penser que nous sommes revenus à la barbarie et qu’il n’y a plus rien à y faire…

Je discutais dernièrement avec un jeune homme, environ 35 ans, coordinateur dans un lycée professionnel. Ce monsieur, qui a donc la noble charge d’éduquer de nombreux enfants, m’expliquait qu’il ne comprenait pas que la justice interdise le « lancer de nains ». Il était outré Lire la suite

Une culture de la violence ?

Il fut un temps, pas si lointain, où la non-violence était une philosophie influente. Le charismatique Mahatma Gandhi lui donna toute son ampleur dans les années 30. Dans les années 50-60 le mouvement s’étendit dans le monde avec des Lanza del Vasto, Martin Luther King…. entraînant derrière lui des millions d’hommes et de femmes. Des humanistes, des intellectuels, des écrivains, tels Tolstoï ou Romain Rolland, apportèrent également leur contribution. Nous pouvions espérer sortir, enfin, l’humanité de la barbarie… Par non-violence, nous n’entendons pas uniquement un moyen de protestation pacifiste, mais, plus généralement, un refus de toute forme de violence.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cet idéal ? Il y a bien eu les paysans du Larzac, puis le mouvement hippie. Le baba cool « Peace and Love » des années 60-70. Ils rêvaient de fraternité universelle. Les expériences psychédéliques recherchées dans les drogues n’ont pas rendu ces utopistes très sympathiques. Ce sursaut fut surtout marqué par les excès et finalement rejeté. Néanmoins cette mode avait pour elle de prôner « l’amour et non la guerre », la recherche d’une vie paisible et harmonieuse. Sans doute la voie empruntée n’était-elle pas la bonne, mais qu’avions-nous à proposer aux jeunes de l’époque pour répondre à leurs attentes ?

Après deux guerres mondiales, une décolonisation sanglante, la guerre du Vietnam, l’Afghanistan, la guerre du Golfe, … les idéaux non-violents semblent bien perdus.

L’évolution des styles dans la musique populaire est, à cet égard, symptomatique. Après les hippies et la mode des musiques planantes orientalisantes, apparurent le hard-rock, le punk, le heavy-metal, le rap… tous plus violents les uns que les autres. Ces musiques sont un double vecteur de violence : par les sons d’une part, et par les paroles d’autre part. Les sons très amplifiés, saturés, agressent l’oreille. Ils provoquent des pertes d’audition, des  acouphènes… face à l’augmentation des malentendants dans les populations jeunes, le corps médical mène régulièrement des campagnes d’information. Ils agressent aussi le voisinage. En augmentant le volume sonore on cherche à s’imposer par la brutalité. Les rythmes, généralement très primaires, les arrangements, séduisent les instincts violents. C’est le but recherché et clairement affirmé dans les paroles. A titre d’exemple le groupe NTM (Nique Ta mère !), qui est un « cas d’école ». Certains, comme Christian Bethune, nous explique qu’il s’agit de « cris d’appel ». Sans doute, mais ils n’en demeurent pas moins extrêmement violents.

La perception de notre corps elle-même évolue  Lire la suite

Penser avec les pieds

Il y a une nouvelle version de ce texte que j’ai modifié et réécrit. Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Où se trouve réellement l’être qui pense en nous ? Qui est ce « je » qui parle ? Depuis les fins fonds de l’humanité, l’homme percevait son corps comme un réceptacle pour son âme. Effectivement, en y réfléchissant, nous avons le sentiment que notre corps n’est pas totalement nous. Si ce corps m’appartient, alors qui est ce « moi » qui possède ce corps ? Nous pouvons peler les couches qui voilent notre esprit pour tenter de nous trouver, il arrive un moment où il faut choisir. Nous ne pouvons pas être à la fois le sujet qui observe et l’objet de cette observation. Lire la suite